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Mode

Cette marque culte des années 1990 est devenue le graal des amatrices de vintage à Londres

Introduction

Voyage Londres vintage

Dans le marché du vintage, certaines marques tombées dans l’oubli refont parfois surface, pour le plus grand plaisir des férues de mode. Aujourd’hui, dans le sillage du retour de l’esthétique des années 90 avec Carolyn Bessette-Kennedy et de la mode maximaliste, la griffe londonienne Voyage tire son épingle du jeu. À Londres, les amatrices de vintage s’arrachent ces pièces oubliées aux influences bohèmes et romantiques, idéales pour composer des silhouettes printanières pleines de caractère.


Une identité forte

Car Voyage avait ce talent rare de faire dialoguer les contraires : simplicité et excentricité. Petites robes sensuelles soulignées de velours, broderies florales délicates, sacs en velours perlé, cardigans légers, jeux de contrastes chromatiques ou encore mix d’imprimés et de textures… Une véritable incarnation de l’esprit des années 90 à Londres, alors laboratoire créatif effervescent, qui séduisait autant les stylistes que les célébrités.


Voyage : l’essor d’une adresse culte

L’histoire de Voyage débute en 1991, sous l’impulsion de la famille Mazilli. Très vite, la marque s’impose comme un ovni désirable dans le paysage mode : une identité forte, romantique et éclectique, mais aussi une expérience boutique singulière. Ici, l’entrée se mérite : sonnette à l’entrée, système d’adhésion, dans un esprit de club privé, et les prix, parfois vertigineux, pouvaient atteindre des sommes à cinq chiffres.

La légende nourrit aussi son mythe. Madonna aurait été refoulée faute de carte de membre, tandis que Naomi Campbell aurait été bannie après un comportement jugé déplacé envers le personnel. Deux épisodes qui n’ont pourtant jamais empêché ces icônes de continuer à porter la marque. Lisa Bonet, Linda Evangelista, Kate Moss… toutes ont succombé à son univers singulier. Helena Bonham Carter, Victoria Beckham ou encore Julia Roberts figurent également parmi ses adeptes, cette dernière arborant même une robe florale Voyage dans « Coup de foudre à Notting Hill ».


Le déclin puis la renaissance

Dans les années 90, Voyage devient une adresse incontournable pour celles qui cherchent à dynamiser leur style avec des pièces originales. Textures travaillées, tissus anciens et coupes atypiques se mêlent dans des créations toujours élégantes, à contre-courant du minimalisme new-yorkais et de l’esthétique grunge londonienne. La marque s’exporte d’ailleurs à l’international, avec des espaces chez Bergdorf Goodman et Barneys New York, diffusant son esprit bohème aux États-Unis.

Malgré un succès fulgurant, la trajectoire de Voyage est brève. Après une ascension rapide, la chute est tout aussi soudaine : en 2002, les boutiques ferment et la marque disparaît. Des difficultés financières et un modèle commercial jugé trop exclusif, en décalage avec la démocratisation progressive de la mode, expliquent ce déclin. Aujourd’hui, Voyage connaît une forme de renaissance sur le marché du vintage, portée par le retour du boho-chic et des esthétiques maximalistes. Sa rareté en fait également une marque recherchée, ajoutant une dimension de désir et de défi pour les passionnées de mode vintage.

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